Accueil / Nouvelles / Perte d’autonomie chez la personne âgée : comment la déceler ?
Perte d’autonomie chez la personne âgée : comment la déceler ?

Perte d’autonomie chez la personne âgée : comment la déceler ?

La perte d’autonomie chez la personne âgée est un phénomène bien réel. Peu importe ce qui la cause, il demeure très important de dépister les signes précoces de la perte d’autonomie afin de bien prendre en charge la personne qui développe peu à peu une situation de dépendance.

Mais comment savoir si une personne devient de moins en moins autonome ?

Dans cet article, nous vous parlons de la perte d’autonomie. Vous y apprendrez notamment comment déceler la perte d’autonomie chez la personne âgée et comment l’anticiper.

Un peu d’information sur la perte d’autonomie chez la personne âgée

La perte d’autonomie se définit comme étant l’incapacité d’effectuer des fonctions ou des gestes simples. La perte d’autonomie survient habituellement chez les personnes âgées de 60 ans et plus.

En situation de perte d’autonomie, il devient difficile, voire impossible pour une personne d’effectuer, sans aide, certaines tâches de la vie courante : se laver, se nourrir, se déplacer, etc.

Les facteurs qui causent la perte d’autonomie chez la personne âgée

La perte d’autonomie chez la personne âgée peut être causée par une maladie ou un handicap. Elle peut également apparaitre après un accident domestique, tel qu’une chute. Des troubles physiologiques, anatomiques ou psychologiques peuvent aussi entrainer une perte d’autonomie chez la personne âgée.

Les signes de la perte d’autonomie chez la personne âgée

Les signes précurseurs qui permettent de déterminer qu’une personne âgée commence à développer une situation de perte d’autonomie varient en nature et en intensité. Tout est une question de cas par cas.

Néanmoins, les signes de la perte d’autonomie chez la personne âgée se regroupent typiquement en signes physiques et en signes comportementaux.

Les signes physiques de la perte d’autonomie

  • Douleurs récurrentes ;
  • Fatigue fréquente ;
  • Dégradation de la vue ;
  • Dégradation de l’audition ;
  • Incontinence urinaire ;
  • Perte de poids ;
  • Troubles de l’équilibre ;
  • Ralentissement de la vitesse de marche ;
  • Perte de mémoire ;
  • Baisse de l’odorat.

Ces signes comportementaux peuvent grandement affecter l’autonomie d’une personne et même rendre son maintien à domicile difficile ou dangereux.

Les signes comportementaux de la perte d’autonomie

  • Trouble de l’humeur (agressivité, pleurs fréquents, etc.) ;
  • Incapacité de se lever ;
  • Perte d’appétit ou d’intérêt pour manger ou préparer des repas ;
  • Perte de dextérité ;
  • Isolement et/ou sédentarité ;
  • Dépression ;
  • Propos incohérents ;
  • Perte du désir de soigner son apparence ;
  • Détachement envers les activités favorites d’autrefois.

N’importe lequel de ces signes comportementaux peut témoigner d’une perte d’autonomie chez une personne âgée.

Comment s’effectue le diagnostic de la perte d’autonomie chez la personne âgée ?

Le diagnostic de la perte d’autonomie chez la personne âgée se réalise en observant ce que la personne est en mesure de faire ou non. Certaines questions permettent d’évaluer si oui ou non une personne perd de son autonomie. En voici quelques-unes :

  • La personne est-elle cohérente ?
  • S’oriente-t-elle bien ?
  • A-t-elle des troubles de l’équilibre ?
  • Son hygiène est-elle toujours bonne ?
  • Son humeur est-elle plutôt constante ?
  • Se déplace-t-elle facilement ?
  • Communique-t-elle facilement ?

Évidemment, ces questions ne remplacent pas un diagnostic médical en bonne et due forme. Le mieux, après s’être posé ces questions, est de demander un bilan gérontologique.

Comment améliorer la qualité de vie de la personne âgée en perte d’autonomie ?

Anticiper la perte d’autonomie chez la personne âgée commence par reconnaitre les signes précurseurs. C’est la meilleure manière de contrôler ou ralentir le processus.

Une fois le diagnostic de la perte d’autonomie établi, on peut prévoir un plan de traitement et d’accompagnement.

Encore ici, le plan de traitement et d’accompagnement varie en fonction de la nature et de l’intensité de la perte d’autonomie. Et c’est le médecin ou un autre spécialiste qui le détermine.

Le maintien à domicile est possible dans les situations de perte d’autonomie légères. Or, le maintien à domicile doit être pensé d’avance, car il implique parfois une modification de l’aménagement intérieur (barre de maintien, revêtements de sol antidérapants, lit articulé, etc.) et l’achat de vêtements adaptés conçus sur mesure pour leurs besoins particuliers.

Certaines situations de perte d’autonomie rendent difficiles le maintien à domicile, notamment dans le cas d’une maladie évolutive comme le Parkinson ou l’Alzheimer.

Le gouvernement du Québec a sur son site un guide qui décrit les programmes offerts aux personnes en perte d’autonomie.

Les Centres intégrés universitaires de santé et de services sociaux du Québec (CIUSSS), comme celui de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec, offrent aussi des programmes complémentaires pour le soutien à domicile.

Nous vous invitons à consulter ces ressources pour en savoir plus sur les programmes d’aide dédiés aux personnes en perte d’autonomie.

L’importance de déceler la perte d’autonomie chez la personne âgée

La perte d’autonomie est un phénomène commun qui risque de devenir plus fréquent puisque la population du Québec est vieillissante.

En matière de perte d’autonomie, l’important demeure d’être vigilant et de déceler les signes précurseurs le plus tôt possible.

Voilà ce qui clôt notre topo d’aujourd’hui. Nous espérons que vous avez apprécié cet article, et qu’il vous a permis d’en apprendre plus sur la perte d’autonomie chez la personne âgée.

Au plaisir de se recroiser dans le cadre d’un prochain article !

Français